Fière de son histoire, engagée pour l’avenir.
Aujourd’hui, Cattenom s’impose comme une commune en mouvement. Riche de son patrimoine et de sa nature environnante, elle combine harmonieusement héritage historique et développement moderne.
Le territoire de Cattenom est situé dans la vallée de la Moselle, dans une zone où passait une voie romaine importante reliant Divodurum Mediomatricorum (Metz) à Augusta Treverorum (Trèves).
Des fouilles au lieu-dit Sereveren (Sentzich) ont mis au jour des fosses circulaires datées de l'époque de La Tène. Cette présence ancienne atteste que la zone de Cattenom était déjà habitée ou utilisée avant même l'ère féodale
Durant cette période, Cattenom dépendait du territoire du duché de Luxembourg. Le village est mentionné dans les sources dès le début du XIIᵉ siècle sous des noms tels que Catenem, Kettenheim, Kettenem...
Le bourg était structuré autour de l’agriculture, de la vallée, de ses hameaux (Sentzich, Husange) et probablement d’un château ou fortification seigneuriale pour assurer la défense et l’administration locale.
En 1659, le traité des Pyrénées aboutit à une redistribution des territoires, modifiant le rattachement de certaines seigneuries, et marquant une étape vers l’intégration de la zone à la France.
La Moselle (et donc Cattenom) est annexée à l’Empire allemand dans le cadre de l’Alsace-Lorraine. Cette annexion modifie l’administration, la langue, le statut des habitants, et marque le village d’une empreinte nouvelle.
Au déclenchement de la guerre en août 1914, la Moselle, dont Cattenom faisait partie, se trouvait dans une zone frontalière sensible et peu éloignée des théâtres d’opérations. Des habitants de la commune furent mobilisés sous uniforme allemand la Moselle étant alors annexée ou impliqués dans des services de soutien.
À l’issue de la guerre, en 1918, Cattenom retrouve le contrôle français, ce qui entraîne de profondes transformations administratives, linguistiques et sociales.
Au cours de l’entre‐deux-guerres, le territoire de Cattenom devient un secteur stratégique en raison de sa proximité de la frontière et de la vallée de la Moselle. Les ouvrages de la Ligne Maginot sont implantés sur la commune (notamment l’ouvrage du Galgenberg).
En 1939, avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, la population est évacuée. En 1944, la vallée et les forêts autour de Cattenom deviennent le théâtre d’opérations militaires, notamment pour le franchissement de la Moselle par les Alliés.
À la fin de la guerre, Cattenom et la Moselle doivent faire face à la reconstruction et à l’intégration dans la France d’après-guerre. Le paysage militaire laissé par les deux conflits a laissé des traces dans le relief, l’urbanisme et les mémoires collectives.
En 1965-1966, un pont routier entre Cattenom et Kœnigsmacker sur la Moselle est construit à partir de pièces d’un port artificiel allié (“pontons Whale” issus du Débarquement de Normandie).
Celui-ci sera finalement remplacé en 2019 par un nouveau pont plus adapté aux flux de circulation et aux déplacements frontaliers.
Le chantier de la Centrale nucléaire de Cattenom débute en 1979 et les quatre réacteurs sont mis en service entre 1987 et 1992.
Cette installation a profondément modifié l’économie locale : création d’emplois, investissements dans les infrastructures, changement d’échelle pour une commune jusque-là essentiellement rurale.
Aujourd’hui, Cattenom est une commune mêlant patrimoine, nature et industrie. Elle se situe à la frontière du Luxembourg, ce qui lui donne un contexte transfrontalier et dynamique.
Le patrimoine militaire (Ligne Maginot), les vestiges ruraux, les hameaux anciens, ainsi que la centrale nucléaire font tous partie de son identité.